Mardi, 9 juin 2009
À la suite d’un appel de projet réalisé en février dernier, le CLD a donc analysé, avec l’aide d’un comité d’experts, 14 technologies parmi les dossiers reçus par autant de promoteurs. C’est le projet de la firme Bio-Terre Systems inc. de Sherbrooke qui a été retenu et qui sera implanté dans la municipalité de Saint-Valérien-de-Mitlon au cours des prochains mois. Fondée en 1998, cette entreprise a contribué au développement de différentes applications de sa technologie de traitement de lisier. Depuis 2004, elle a réalisé plusieurs travaux de recherche en collaboration avec Agriculture et Agroalimentaire Canada sur la digestion de différentes autres sources de matière organique, telles les carcasses d’animaux, les boues d’abattoirs et les résidus végétaux.
La technologie qui sera éprouvée consiste en fait en un système de biodigestion anaérobique qui permet de traiter les résidus pour les transformer en engrais organiques. Le traitement est sans odeurs ni pathogènes et permet de conserver des propriétés agronomiques intéressantes aux résidus obtenus. De plus, il permet la réutilisation des biogaz produits comme source d’énergie.
La vitrine technologique, qui comptera deux biodigesteurs, sera installée sur le site de la ferme Vi-Ber inc. de Saint-Valérien-de-Milton. Cette production compte 1 200 truies et produit 22 000 porcs par année à l’abattoir. Elle possède 70 hectares de terre et est constituée de deux sites, un à Saint-Hyacinthe pour l’engraissement et une maternité à Saint-Valérien-de-Milton. L’installation de ces biodigesteurs lui permettra de se conformer aux normes environnementales de 2010 et de valoriser l’ensemble de ses résidus de production. Plus de 7 000 m3 de lisier et de matières organiques pourront y être traités annuellement.
Les activités du système seront gérées par une nouvelle coentreprise formée par Bio-Terre Systems et la ferme Vi-Ber. La réalisation de ce projet permettra un investissement global d’un demi-million de dollars. De ce montant, 100 000 $ seront investis par les deux partenaires de la coentreprise et quelque 350 000 $ devraient provenir du programme Prime vert du gouvernement du Québec. Une contribution totale de 50 000 $ sera également versée par le CLD Les Maskoutains. Les travaux d’implantation du système débuteront au cours de l’été et celui-ci sera opérationnel dès l’automne.
« Le CLD est conscient de la problématique au niveau du traitement de lisier et souhaite, par l’implantation de cette vitrine technologique, contribuer à l’implantation d’une solution novatrice et efficiente. Comme technopole et grand pôle international dans le secteur de l’agroalimentaire et de l’agroenvironnement, notre région doit faire figure de leader et l’initiative annoncée ce matin va en ce sens », a mentionné M. Bernier.
